Tilff: guerre 1914 -1918

Tilff et la guerre de 1914-1918

Drapeau BelgeFin juillet 1914, dans le contexte du conflit Austro-Hongrois, imbriqué dans la triple entente et la triple alliance, le gouvernement français essaye d’éviter tout incident avec l’Allemagne. La France retire donc ses troupes à dix kilomètres en deça de la frontière allemande.

Le 1er août l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. Le 2 août, l’Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique, réclamant le libre passage pour ses troupes et envahit le Luxembourg. Le 3 août, la Belgique rejette  cet ultimatum. Ce même jour, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le 4 août, Les allemands entrent en Belgique neutre. L’Angleterre, en suivi de sa garantie de soutien en cas  de violation du territoire de la Belgique, sans réponse à sa demande à l’Allemagne de retirer ses troupes du territoire Belge, lui déclara la guerre.

Le plan allemand Schlieffen, déjà prévu en 1911, prévoyait de briser la neutralité de la Belgique pour y faire effectuer une simple  balade à leurs troupes, de manière à prendre à revers l’armée Française postée plus bas sur ses frontières  jouxtant celles de l’Allemagne. Ne pas laisser le temps à l’Angleterre, pays garant avec la France de la neutralité de la Belgique, de traverser la Manche.

Les « feldgrau » de la IIe armée allemande, choisie pour balayer l’armée belge, arrivèrent en sifflotant dès le 5 août en région d’Esneux. Les premières batailles dans la nuit du 5 au 6 août autour des 6 premiers forts militaires de la rive droite de la Meuse, enlevèrent le sourire des « Boches », leur imposant, au petit matin, un retrait honteux vers leur bivouac de départ, sous les yeux des civils rencontrés. Beaucoup de civils seront torturés, assassinés, sous de faux prétextes, uniquement la colère, le dépit, la rage d’avoir rencontré une armée belge et d’avoir été vaincus au cours de cette première longue nuit, et ce contre toute attente.

Lors de cette première attaque des forts de Liège, conçus par l’architecte militaire le général Brialmont, la résistance héroïque, inattendue, des  « Piottes »,  pour certains enrôlés juste avant la déclaration de guerre du 3 août, a été immédiatement reconnue par l’état français en remettant à la ville de Liège, dès le 7 août, la croix de la légion d’honneur française. Liège devenait la première ville hors de France à recevoir cette haute décoration.

Août 2014 : plan militaire avec TilffIl faut bien reconnaître que personne ne s’attendait à cette résistance belge, ni au délai de 10 jours accordés aux troupes françaises et anglaises par la non-reddition immédiate des 12 forts Liégeois. Ces évènements ont passionné, jour après jour, la presse internationale et même,  le 15 août, la presse mondiale lors de l’explosion du fort de Loncin suite à un obus de la « Grosse Bertha » perforant le béton du toit de la salle à munitions, faisant plus de 350 morts. C’était l’avant-dernier fort à ne pas avoir été pris.

Lors de la célèbre bataille au Sart-Tilman dans la nuit du 5 au 6 août 1914 , décrite dans le livre de Laurent Lombard, Tilff se trouvant dans la cuvette ‘ Sart-Tilman, Boncelles, Embourg, Beaufays, Dolembreux ‘, comme en témoigne la carte ci-jointe, ainsi que les rapports de l’époque, servit de lieux d’hôpital tant à l’école Sainte Marie qu’en bien d’autres habitations, et ce pour tous les blessés ramenés notamment par des chars à bancs.

« Sur la rive gauche de l’Ourthe, la route de Tilff du plateau de Boncelles, la 38è brigade allemande assiège le secteur mais doit se résigner à porter son effort entre l’Ourthe et le fort d’Embourg, puis vers Colonster… »
« La 43ème brigade allemande assaille le secteur du fort de Boncelles et pousse vers Sart-Tilman où elle se heurte au 4ème chasseur à pied belge. Les troupes belges maintiennent l’ennemi en position qui finalement se replie sur Sprimont… »

Savez-vous que notre café liégeois est en fait un café viennois. Les parisiens n’en achetaient plus en ce début août 1914. En parcourant les articles journaliers sur  la résistance des forts Liégeois et devant l’annonce de l’acheminement du puissant obusier  d’origine autrichienne « la grosse Bertha », pour les écraser, un boycott de soutien symbolique s’est imposé naturellement. Les cafetiers parisiens ont vite compris l’intérêt de le débaptiser et de le rebaptiser au nom de la ville devenue le symbole  de la résistance héroïque et gratifiée de la croix de la légion d’honneur française.

Image fin de guerre Tilff

L’armistice de cette guerre a été rédigé le 11 septembre 1918, mais Tilff  préparait déjà avec humour cet événement au mois d’août comme en témoigne cette affiche. Aujourd’hui encore des festivités sont organisées chaque année au mois d’août sans évocation de la guerre, simplement le symbole de la liberté.

La population Tilffoise a fourni son quota de soldats comme en témoigne cette photo du 14 avril 1922,  jour de l’inauguration du monument placé devant l’Administration communale de l’époque en hommage aux combattants.

14 18 Souvenirs des soldats 1919

Pour ses héros de cette guerre, Tilff dispose de trois cimetières, chacun pouvant accueillir certains de ses martyrs dans les caveaux familiaux. Cependant Tilff à rendu particulièrement hommage à ses héros de la guerre 14-18 :

  • Dans la pelouse d’honneur du cimetière II

14 18 Pelous d'honneur cimetière II

 

  • Par un monument installé place du souvenir devant le bâtiment de l’ancienne administration communale de l’époque.

Hier…

14-18 Carte postale avec le coq initial en Bronze Tilff

et aujourd’hui, devant le même bâtiment devenu l’antenne administrative.
14-18 stele du souvenir

  • Par des hommages inscrits, par exemple, sur une stèle en l’église de son hameau de Méry mery_stele_eglise_2

 

 

 

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